Vertical 12

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mercredi 16 mai 2012

Rentrés vivants, rentrés contents !

La dernière sortie de ski de randonnée de l’année a été compromise par une météo violente et des rafales de vents à 180 kms/heure dans la vallée de Chamonix le WE du 1er mai. Les prévisions étaient mauvaises, mais la réalité était autrement pire. Pour ceux qui ont écouté les informations ce WE là, Chamonix était l’endroit où ne pas être. Fernando, Christophe, Aurélie, Céline, Volker et Juliette y étaient… pour constater les dégâts de la tempête qui a sévi, avant de rentrer bredouille à Paris.

Aucune photo des glaciers que nous devions traverser… Seule une image en souvenir d’une rencontre fortuite sur les balcons d’Argentière. Cette petite ballade fût d’ailleurs la seule activité du WE, à l’exception des terrasses et restaurants. A ce sujet, la tartiflette du samedi soir fût un franc succès !

La presse s’est chargée pour nous de faire un reportage photo : nombreuses toitures arrachées (notamment celle du refuge de Lognan en photo), arbres déracinés, ballets de tronçonneuses, câbles électriques coupés, tunnel du Mont Blanc bloqué la chute d’un câble électrique de 20 000 volt alimentant le téléphérique de l’Aiguille du Midi… La vallée de Chamonix a été totalement plongée dans le noir pendant plusieurs heures. Un décor apocalyptique.

 

          

Bref, de toute évidence nous n’avons jamais atteint le refuge d’Argentière où nous devions passer le WE, nous n’avons même jamais dépassé le parking des Grands Montets, dont les remontées étaient bien sûr à l’arrêt. L’ambiance n’était pas plus à la fête en altitude : tempête de vent, pluie, neige lourde et instable… Après une avalanche sur le glacier du Milieu, un randonneur à ski a succombé à ses blessures dans la nuit. Les hélicoptères, incapables de voler par pareille tempête, n’ont pas pu atteindre le refuge pour secourir le blessé.

Après avoir passé une nuit en station et étudié les différentes alternatives, et malgré notre optimisme, nous nous sommes résous. Certains Rhône-alpins sont rentrés en famille, les autres sont retournés à Paris… avec un train bloqué deux heures en gare de Grenoble pour cause d’ « accident grave de personne à Voiron ». On vous passe les détails.

Mais la SNCF est là pour nous remonter le moral avec THE panier repas et son slogan : « Pour mieux vivre l’imprévu jusqu’à destination » !

vendredi 11 mai 2012

Buoux

Retour de quatre jours à Buoux. Une splendide falaise pleine d'histoires et de pages sans doute encore vierges !  Je pourrais vous décrire nos quatre jours de grimpe, les voies, les cotations, les longueurs, mais à quoi bon? Dans un week-end de grimpe y'a que deux solutions : soit victime d'une bonne gastro, on reste au fond du lit; soit on grimpe, on grimpe, on grimpe qu'il fasse beau ou qu'il pleuve ! En bref, je n'vais rien vous apprendre sur le sujet et je préfère me consacrer aux anecdotes et aux faits divers. Connaissez-vous le cri du M'ouh? La suprématie italienne ? La canadienne à la tête dure ? L'envoyeur de steak ? Ou le chauffeur fou ? La réponse est non, je présume. Commençons donc par le cri du M'Ouh…


M'Ouh Ouh Ouh ...  Certains rêvent de Sarkozy ou de Hollande, quand d'autres, bercés par le clapotis des gouttes de pluie, rêvent de Bertrand Gabillard…  Il ne s'agit pas bien sûr ``du bruit doux de la pluie par terre et sur les toits'',  mais du chant entêtant des gouttes tombant dans les bassines au pied du lit… En effet, le gîte fuit quand il pleut ! Reprenons cependant l'énigme du rêve. Qui donc peut rêver de Bertrand dans un gîte perdu au fond des falaises de Buoux ? Eh bien oui Elodie, tu ne vas pas nous croire, mais il s'agit bien de ton mari Daniel ! Bertrand est à cheval sur un genévrier dans une tenue que nous ne pouvons décrire dans le blog de V12 et il crie à son second : "du moooooouuuuuuh, du moooouuuuuuuh!... Daniel fait son possible pour tenter de le calmer en déroulant des kilomètres de corde, mais rien n'y fait la plainte du Gabillard continue entêtante : du mmmmouuuuh ouh ouh! Brusquement Daniel s'éveille en sueur de ce cauchemar et entend venant du dortoir du rez-de-chaussée, la respiration un peu forte du ronfleur de service : mmmouh ouh ouh mmmouuuh (de méchantes langues diront qu'il s'agit de moi; c'n'est pas possible, je suis plongé dans un rêve de papillon !)

Comme vous le voyez les nuits sont assez agitées dans la ferme des Seguins. D'autant que Dominique, un peu malade, se lève la nuit en se cognant avec une parfaite régularité à tous les obstacles qu'un charpentier pervers et un bûcheron -sans doute canadien- ont mis sur son chemin ! Petit à petit heureusement, elle ira mieux et finira en beauté par un 6b, après trois jours de galère au fond du lit. 

D'un autre côté, on se demande bien comment il nous reste du temps pour toutes ces nuits agitées, vu que dans la journée nous ne chômons pas non plus, et, comme dirait Christophe : on envoie du steak grave! (on se dépense sans compter); on évacue le fat (on boit du Vittel entre deux bières, loin du stress du travail)…. Même les petits slips qui sont parmi nous ! (NDT: intraduisible !). Les armées US utilisaient les indiens Navajo pendant la guerre pour transmettre les messages cryptés. Nous, privé de réseaux de téléphonie mobile, on tente d'utiliser Christophe pour transmettre les messages : un must !


C'est aussi le choc des cultures. On a un italien qui croie que l'Italie a tout inventé, de la musique française aux chips, en passant par le rap et le lapin à la tapenade ! Bertrand -lui encore- le remet à sa place, avec une démo de speed climbing : 30 mètres de 6b en moins de 3 minutes. Paolo n'en revient toujours pas et va en parler pendant trois jours ! Comme quoi, Bertrand voit mieux les prises que les gares ou les clés de voiture… !

Yohan et Anouk nous épatent : après six mois de grimpe, ils sont à Buoux comme dans leur jardin ! Avant de vous lancer dans une manip de corde, un nœud, l'installation d'un relai, un triple mouflage sur le glacier de Buoux, demandez d'abord à Yohan, c'est dans son manuel entre la page 1 et la page 428. Ecoutez-le, puis demandez tout de même confirmation à Snoop (voir le film sur http://escalabuoux.com/). Elle va vous expliquer que oui, c'est pas mal la page256 du manuel, mais bon y'a quand même un type qui l'a lue et utilisée au pied de la lettre et qu'on a retrouvé mort, au pied d'une voie !

Nicolas et Anne nous font visiter la plage de Buoux. Daniel m'épate dans un gros devers et Anne nous surpasse tous en se promenant sans effort dans les dalles en 6b+.

Les hasards du calendrier ont placé l'anniversaire d'Anne pendant ce week-end. On en profite pour boire du champagne, souffler des bougies, la remercier de ce week-end où on a beaucoup ri, en partageant ce moment avec ses amis provençaux. Notons cependant que notre ami italien a failli passer la soirée enfermé dans la chambre froide du gîte après avoir cueilli une fleur dans le jardin. Pratique inventée par les italiens pour propager la bio-diversité, mais pas encore reconnue dans le reste du monde !

Retour en voiture à la gare, on a tous gardé nos casques. (Devinez qui est au volant?)  On croise une voiture de jeuns qui après nous avoir copieusement klaxonnés,  nous regardent perplexes… ``Chauffe, chauffe, on va les gratter !" s'époumone  Chris (Ben oui, maintenant nous aussi on a un Chris). "On a beaucoup plus de puissance !", lui répond Nico (citation d'un grand classique du 20ème siècle)...  On rend les clés, c'est fini.

P.S: Oups ... Anne m'explique que j'ai oublié de parler " techniques d'escalade".  C'est le blog de V12, c'est du sérieux. Je vais donc vous parler de la technique dite du toaster et de la limace. Mise au point par Bertrand au siècle dernier, cette technique consiste à grimper un dièdre très fissuré en se glissant au fond de la fissure, tel un toast au fond du toaster.  La progression au fond de la fissure se fait alors par reptation limacienne. Pour plus de détails, vous savez à qui il faut demander la page… Attention par contre à la chute: quand le toast est cuit, il peut être  éjecté par le toaster !

lundi 13 février 2012

Froid polaire aux Aiguilles d’Arves

Départ aux lieux et horaires habituels, samedi 4 février, avec des températures toutefois inhabituelles. Le minibus met un peu plus de temps que la normale à se réchauffer. Le système de ventilation des voitures italiennes semble par ailleurs plus complexe que celui des françaises ! Merci UCAR ! Deux heures plus tard, nous choisissons pour notre première pause de la journée, sans nul doute, la seule aire d’autoroute sans chauffage sur le trajet Paris-Chambéry. On nous sert un café sans goût, coupure de courant et défaut de cafetière obligent. Nous reprenons la route vite fait. Seconde pause sur une aire bondée de cars de skieurs se préparant à avaler les descentes tout schuss malgré les recommandations de Joël Collado par ce froid polaire. Nous poursuivons notre chemin jusqu’à Saint Jean de Maurienne. Nos pneus neige nous montent jusqu’à destination sur une route où d’autres, notamment des bus, ont plus de mal… Nous chaussons alors les skis pour notre première course du w-e. Pas de temps à perdre les températures sont fraîches. Mais certaines peaux sont plus capricieuses que nos pneus et refusent de travailler par de telles températures. Nos maigres trousses à outils ne permettront pas à tous d’atteindre le sommet. Le décor vaut déjà toutes nos peines. Nous apercevons timidement les Aiguilles d’Arves (et sa belle tête de chat), mais elles ne se laisseront réellement découvrir et approcher que le lendemain.Un vin chaud et un bain chaud nous attendent au gîte*. Certains ne prendront que la première option. Les plus courageux affronteront un petit -15C en maillot de bain pour se jeter ensuite dans le bain nordique. Et les plus téméraires (ceux là ne ce comptent plus que sur les doigts d’une main) profiteront de la neige fraîche pour s’y rouler.Photos Bain nordique, Bain aiguilles et Bain neige

Après une nuit bien méritée, nous attaquons nos 1100 m de dénivelée pour atteindre le pied des Aiguilles d’Arves. Superbe course, seuls au monde, sous un grand soleil et dans un décor grandiose.Photos Dimanche 1, 2 et 3Le soir, étude des cartes pour définir notre course du lendemain. Les plus courageux se lancent dans une belle course de 1200 m de dénivelée au départ du gîte pour atteindre le Col d’Emy. Les autres partent pour une petite course de 650 m en forêt, avec une vue à 360° en arrivant à la Croix d’Albiez, et une descente vierge dans une poudreuse fine et froide. Retour au gîte de bonne heure pour ces derniers qui profitent d’un pique-nique en plein cagnard malgré des températures négatives. Vincent, le propriétaire du gîte, qui par ailleurs est guide de haute montagne, arrive à ski à ce moment-là. Il redescend du col d’Emy. Pourtant, en le quittant le matin, il était en tenue de ville et se préparait à conduire son fils à l’école. Rien de surprenant à le retrouver dans un toute autre tenue et activité… il a avalé sa course (aller-retour) en 2h10. Trop facile ! Nos compères arrivent un peu plus tard, avec encore quelques gouttes de sueurs qui perlent sur les tempes après un sommet bien mérité !

Il est temps de reprendre la route direction Paris. 6h30 de route, trois conducteurs… chacun « prend son quart » (ou plutôt son tiers dans ce cas-ci) pour 2h10, soit un aller-retour au col d’Emy façon Vincent. Une nouvelle unité de mesure est née !

* Gîte de La Villette - 73300 Albiez-Montrond - tél. : 04 79 59 38 03 (Top)


mardi 24 janvier 2012

Conférence ANENA : "Traces hivernales"

En partenariat avec l’Association Nationale pour l’Etude de la Neige et des Avalanches (ANENA)

Vertical12 organise une conférence
"Traces hivernales
" : Construire et choisir sa trace, gérer son groupe, décider…

le Mardi 27 mars 2012 de 19h00 à 22h00

Maison des Associations du 12e
130 av. Daumesnil
75012 - Paris
M° : Daumesnil ou Dugommier

Nombre de places : 60
Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire

Guide intervenant : Sébastien Escande

1re partie : choix de l'itinéraire hivernal et la prise de décision
En s'appuyant sur les constats récents (accidentologie, et développement des connaissances) et l'étude de trois cas d'accidents, mise en avant des points essentiels à considérer lors de la préparation et le déroulement d'une randonnée.
•    Présentation des outils et des méthodes d'aide à la décision
•    Réflexion sur le poids du comportement dans la décision.
•    Eléments concrets d'application sur le terrain (indices à observer et stratégie de gestion de passage)

Pause collation

2e partie : Étude concrète
Mise en situation des participants à la préparation d'une sortie, analyse des choix d'itinéraires et passages clefs pendant le déroulement de la randonnée (carte et BRA en main)

Participation : 5€ (collation incluse)

Inscription obligatoire, via le formulaire

Téléchargez l'affiche de la conférence : Traces hivernales

jeudi 19 janvier 2012

Initiation ski de rando / raquettes dans le Vercors

Jour 1

Comme d’habitude, c’est devant le 36 rue Montgallet, à l’heure où les fêtards se couchent, que l’aventure a commencé. Aucun retard n’étant à déplorer (c’est le métier qui rentre), les deux minibus prirent la route à 4h30 pétantes, direction Grenoble et le plateau du Vercors. La route se passa sans encombre, autant qu’on s’en souvienne, tout le monde somnolant plus ou moins, y compris les conducteurs. En fin de matinée, nous étions skis aux pieds en bas des pistes de Lans-en-Vercors, sous un soleil éclatant, direction la crête 500 m plus haut, sur la route du sommet du Moucherotte.

La pente finale fut l’occasion pour les rares débutants du groupe de s’initier à l’art subtil de la conversion, avant l’indispensable séance de recherche d’Arvas sur le plateau des Ramées (aucun Arva ne fut sacrifié au cours de l’exercice). Une descente paisible nous ramena aux pistes de Lans, où les perchistes nous offrirent gentiment quelques tours de tire-fesses, histoire de nous faire découvrir leur domaine. S’extirper du parking ne fut pas chose aisée : la station accueillait le soir même le trophée Andros de conduite sur glace, et l’événement attire les foules (dont PPDA et Foucault, aperçus au volant de leur voiture).  Après avoir hésité à nous inscrire en catégorie « Renault Trafic », nous prîmes finalement la route pour Villard-de-Lans et la douillette auberge des 4 Montagnes*. Pendant que la patronne, Catherine, nous préparait ses succulentes caillettes aux ravioles de Royans, le patron, François, nous dressait au coin du feu un petit portrait du Vercors et de ses habitants, les Vercorico… les Vercruricuri… les Vercani… enfin, des gens très sympathiques.


Jour 2

Réveil matinal : petit déjeuner à 7h30. Départ 8h30 comme prévu pour le parking de La Conversaria que nous n’avons jamais atteint. Après un faux départ au parking des Cochettes, nous avons démocratiquement préféré nous garer plus près du départ initial.

Trois groupes autonomes s’élancent. Une fois sortis de la forêt, en remontant une combe menant au plateau du Cornafion, nous avons eu la chance d’observer des bouquetins (ou peut-être des chamois) bien plus agiles que nous.  En arrivant sur le plateau, nous avons trouvé le soleil, il ne nous restait plus que 200m avant le sommet.

La vue panoramique sur le Vercors nous a donné envie de rester là, nous n’en sommes repartis qu’une bonne heure après.

La descente a commencé par une super combe et chaque groupe de skieurs a choisi un itinéraire propre pour rejoindre la vallée. Les premiers préférèrent slalomer entre les sapins, les seconds suivre un GR sur une courbe de niveau pour rejoindre une épaule déboisée pour essayer de skier dans la poudreuse.

Le troisième groupe composé des raquetteurs mit un peu plus de temps à la descente. Ce fut l’occasion pour les autres déjà arrivés aux camions de tenter une mission sauvetage suite à des appels désespérés dans la montagne… une fausse alerte semble-t’il.

Le retour à Villard-de-Lans en milieu d’après-midi fut l’occasion de faire le tour des bars. Nous avons eu droit avant le dîner à un cours sur l’architecture de la région. Quelqu’un se souvient-il du nom du toit verticomicorien ? Bilan de la journée : d’après Juliette, la course paraissait beaucoup plus courte que la veille (800m pourtant…).

 
Jour 3

Après le Moucherotte et le Cornafion, nous avons visé entre les deux pour la troisième et dernière course : le Pic Saint Michel, à 1966 m. Le groupe arriva au parking au dessus de Lans comme prévu vers 8h45, vite rejoint par Christophe, d'Amitié Nature Voiron. Mais deux des participants décidèrent de s’offrir encore un rapide aller-retour en minibus vers Villard-de-Lans : disposant d’une condition physique au dessus de la moyenne, ces randonneurs au grand cœur préféraient en effet prendre le départ de la course un peu plus tard que leurs camarades plutôt que d’humilier ces derniers à la montée (les mauvaises langues diront que c’est parce qu’ils avaient oublié leurs chaussures au gîte, mais ce ne sont que des balivernes).

L’ascension à travers bois, puis sur une pente courte mais un peu raide, nous amena assez rapidement au col de l’Arc, d’où le panorama commençait à se dégager sur la Belledonne, le Taillefer, les Ecrins, le Devoluy, etc… et le Mont Blanc tout au fond à gauche. Au sud du Vercors, le Mont Aiguille faisait enfin son apparition. Les longs débats sur « quel est le nom de tel pic ? » nous firent conclure qu’il faudrait installer plus de tables d’orientation en montagne. Deux cents mètres de montée le long des crêtes nous amenèrent au sommet du Pic Saint Michel, heureusement assez peu fréquenté en ce lundi, contrairement à la veille. Le pique-nique avalé, il était temps de se lancer dans une belle descente jusqu’au parking, puis de reprendre la route pour Paris (non sans un dernier petit détour par Villard-de-Lans, l’un des participants ne pouvant se résoudre à quitter le Vercors sans avoir recueilli la recette des caillettes aux ravioles de Royans ; les esprits chagrins diront qu’il avait oublié sa housse de chaussures au gîte, mais ce ne sont que pures affabulations).

PS : une nouvelle fois, le ciel était d’un bleu immaculé, mais est-il encore nécessaire de le préciser ?

* Auberge "Les 4Montagnes" 38250 Villard-de-Lans  Tél. : 04 76 95 91 02 (Top)

dimanche 25 décembre 2011

Ouverture de nouvelles voies

Un week-end bien rempli avec l'ouverture de 20 nouvelles voies venues remplacer la dizaine démontées. Nous en profitons pour laver les prises (merci Thomas pour le karcher) et les remplacer par celles achetées récemment bien plus riches en placements.

Ces deux séances ont permis à certains adhérents de créer une voie pour la 1re fois. Le résultat n'a jamais déçu avec une gamme de lignes particulièrement réussies.

C'est également l'occasion de constater que les cotations définitives des voies (en tête, à vue et en plaçant les dégaines) pouvaient être bien éloignées de l'objectif de départ.

Ouvrir une voie, c'est également s'interroger sur la gestuelle de l'escalade et ainsi de contribuer à sa propre progression.

Une initiative à reconduire.

Il y a actuellement 74 voies.

jeudi 8 décembre 2011

Grimpe avec tes pieds !

Le 30 novembre dernier, V12 inaugure les "séances de progression" avec un thème d'actualité en escalade : l'usage de ses pieds. 

Qui n'a pas entendu des dizaines de fois "Grimpe avec tes pieds, pas avec tes bras" ! Parfois plus facile à dire qu'à faire !

Alors, profitant de la récente formation initiateur SAE, cette séance a été organisée. Au programme : des petits exercices pour apprendre à utiliser ses pieds au mieux. 

Après un échauffement digne de ce nom, différents exercices ont été proposés : 

Des traversées à thème...

De la grimpe pieds attachés...


Des exercices silencieux...

Et quelques autres encore... Les grimpeurs sont rentrés chez eux fatigués, et les animateurs débordent d'idées pour de prochaines séances !


dimanche 20 novembre 2011

Orpierre Novembre 2011

Orpierre   

Nous avons passé la fin de semaine du 1er Novembre à Orpierre dans les Hautes Alpes. Orpierre, ses 500 voies, dont de nombreuses grandes voies, ses différents secteurs accessibles à pied, son équipement irréprochable, ses expositions variées nous tendaient les bras.
 
Notre départ fut un peu mouvementé, vendredi à 18.45 le constat s'impose, le loueur nous a fait défaut sur les deux voitures. Réunion de crise à gare de Lyon, il reste quelques véhicules, nous hésitions entre la Fiat 500 et le dernier modèle d'Audi à des tarifs exorbitants.

Notre groupe pris des accents hugoliens :
<< demain, dès l'aube,
à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai,
Orpierre, vois-tu je sais que tu m'attends
J'irai par la forêt, J'irai par la montagne
je ne puis demeurer loin de toi. >>

Le V-douzien a de la ressource et de l'entregent, à 19.30 nous avions trouvé deux voitures. Grâce soit rendue à nos deux sauveurs.
Nos Kangoo-carosses s'étaient transformés en 306 et en route sur le chemin du soleil. En arrivant dans les Alpes, les arbres se sont embrasés et le soleil était là. Petite nuit mais première prise de contact avec le rocher.
La suite du séjour connut son lot d'anecdotes. Quelques rappels un peu laborieux avec des cordes qui s'emmêlent quand elles ne se prennent pas pour des lassos et un descendeur qui reprend sa liberté.


Une cordée entêtée sortit de nuit de sa deuxième grande voie et découvrit les sentes de l'Adrech à la frontale. Grâce à un radio-guidage efficace de puis le gîte, nos deux explorateurs réussirent à rejoindre le groupe à temps pour l'apéro.
A l'Adrech tout le monde s'essaya à Massacre à la débroussailleuse, en passant par le 5a ou par le 6a pour les plus aguerris. Descente dans le rappel en araignée. Là encore, une corde facétieuse s'est nouée autour d'un tronc. La cordée suivante nous libéra.
Comme nous étions un nombre impair - sans compter ceux que nous avons commis -, ce fut l'occasion de grimper en flèche. Un peu contraignant, mais l'occasion de tester cette configuration qui présente l'avantage pour les seconds de ne pas ravaler des mètres et des mètres de corde.

Ce séjour automnal et moins fréquenté fut aussi l'occasion de faire connaissance avec d'autres grimpeurs.
Du côté des réalisations surtout des grandes voies entre le Quiquillon, l'Ascle et l'Adrech, et quelques couennes à la Cascade ou à Quatre heures pour laisser venir la nuit. Pour certains, une fin de séjour en beauté dans Les 7 pêchers capitaux, euh, pardon 6, la Gourmandise ayant été appréciée au café de la place.


Au repas Bertrand nous régala de ses anecdotes drôles et didactiques en même temps. Grâce à Jean-Philippe, nous apprîmes à faire le nœud de chaise avec une main, manœuvre salvatrice en cas de coup dur.
Fatigués, repus de soleil et l’œil brillant, nous sommes remontés dans nos autos blanches et vertes, dans la pluie et le brouillard jusqu'au pays de V12.

Un beau séjour qui nous ravi le cœur avant d'attaquer l'hiver et de nouvelles aventures.

lundi 17 octobre 2011

Par un beau dimanche au 95,2

Dimanche 16 octobre, le car des clubs parisiens est bondé. La sortie s'annonce ensoleillée dans la forêt qui commence à peine à se parer de ses couleurs d'automne. Les groupes se sont formés en fonction des niveaux.

Aurélie, accompagne quatre "débutants" dont certains ont déjà eu l'occasion de tester la fiabilité des réglettes coupantes. 

Les progrès sont là, rocher après rocher, chute après chute.

Le virus de Bleau semble bien en avoir gagné plus d'un. Lundi, tous découvriront qu'ils ont des muscles jusque là inconnus.

Fernando

mardi 4 octobre 2011

Un dimanche à Chamarande

Dimanche matin, lendemain de la nuit blanche, 9h. Le calme règne à Paris, les parisiens sont sans doute tous fatigués de leur nuit. Tous ? non, un petit groupe d'irréductibles se retrouve gare d'Austerlitz : 6 grimpeurs et 3 crashpads.


Une heure plus tard, nous voilà au milieu de la forêt dans le soleil et la bonne humeur. Le niveau du groupe est hétérogène, et chacun y trouve son compte : l'un s'en va gambader en solitaire, les "débutants" s'essayent timidement en suivant les conseils des habitués.



La journée passe, et les sessions de grimpettes sont ponctuées de chutes de châtaignes - à moins que ce ne soit des grimpeurs ? Quoi qu'il en soit, on retiendra quelques principes de bases de la grimpe à Chamarande : il ne faut pas venir en forêt en nus pieds à la saison des châtaignes, il faut grimper avec ses pieds, une réglette de quelques millimètres de large, ça tient (si si, ça tient), quand il n'y a pas de prises de main, c'est qu'il n'y en a pas besoin, les couleurs des voies n'indiquent pas toujours leur vrai niveau, et grimper ça fait mal aux doigts et aux pieds (qui l'eut cru ?).



Finalement, une sortie très sympathique, vivement la prochaine !!

claire-marie (2 octobre 2011)

Visitez le site de Nicolas Blaise sur Chamarande

bloc.chamarande.free.fr



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