Vendredi 16
janvier 2009. 17h00, départ du premier minibus d'Ivry. Une bonne heure plus
tard, le deuxième minibus s'élance. Au total, 14 joyeux lurons se préparent à
passer deux jours dans les montagnes environnantes de Thônes (Haute-Savoie).
Objectif : découvrir le ski de randonnée. Parmi eux, 4 motivés de Vertical 12 :
Aurélie, Juliette, Enrique et Fernando. Frédéric nous rejoindra également plus
tard dans le WE.
Arrivée vers minuit sous un
ciel étoilé de toute beauté. Découverte des lieux, attribution des chambres,
préparation des sacs pour le lendemain matin, puis tout le monde se glisse dans
les draps pour profiter de quelques heures de sommeil réparateur.
Samedi, 7h30, la maison
s'éveille. La journée débute sous un ciel bleu et une température de -5C.
L'étape de préparation du matériel est un peu laborieuse. Pose des peaux de
phoques : l'animal est plus difficile à dompter que prévu! Finalement, nous
arrivons sur le lieu de départ de notre première course, ou presque car les
minibus ne sont pas équipés de pneus neige et les
routes sont un peu verglacées. Chausse des skis, vérification des ARVA,
quelques essais de conversion... et c'est le grand départ. Le soleil chauffe
déjà. Les vestes tombent les unes après les autres. La troupe trouve son rythme
de croisière sur une neige un peu soufflée. Certains mettent à rude épreuve
leurs essais de conversion et empruntent un petit couloir... les autres
prennent une option plus facile. Les cœurs heureux, tout le monde arrive au
sommet de la montagne de Sulens après deux bonnes heures et demi de randonnée.
De là haut (1838 mètres), la vue est magnifique. On aperçoit même le Mont-Blanc
au loin, coiffé de quelques nuages; lesquels viendront progressivement jusqu'à
nous. Au total, nous avons avalé 620 mètres de dénivelé. C'est l'objectif que
l'on s'était fixé pour cette première initiation au ski de rando.
C'est maintenant l'heure de
savourer la descente... toujours trop courte! Les amateurs de sensations se
lancent dans un mur « quelque peu impressionnant ». Les autres
redescendent par les chemins. Après chutes, roulades, rires et glissades, tout
le monde arrive en bas... plus au moins blanc de neige!
Pas de risque d'avalanches à
cet endroit. Nous attendons donc notre retour au gîte pour faire des exercices
de recherche d'ARVA. Quelques parties de cache-cache plus tard, chacun
s'accorde à dire que la tâche est plus difficile
qu'elle n'y paraissait.
Corvée de courses et
d'épluchage de patates, pendant que d'autres font la sieste. Au menu du soir :
tartiflette, façon Nadia (grimpeuse d'Ivry). L'estomac bien rempli et les joues
rosées par quelques verres de vins, chacun se dirige de bonne heure au lit.
Dimanche, levé à 7h00 avec
quelques courbatures. C'est l'occasion de découvrir de nouveaux muscles. Après
cette petite leçon d'anatomie, le départ se fait rapidement. Direction le
lieux-dit de Sous-l'aiguille. Les conditions climatiques sont moins belles que
la veille et les nuages s'emparent vite du ciel. Après une marche d'approche
sur la route, chacun retrouve son rythme de croisière sur un chemin au travers
d'une belle forêt. Ceux qui ont pris l'option de suivre Gilles (de Grimpe 13)
ont ensuite l'occasion de tester leurs conversions dans une belle pente, de
faire leur trace et de mettre les pieds sur une neige un peu instable. Le vent
se lève. Nous poursuivons notre route jusqu'à la vacherie de "l'Aulp de Fier
d'en bas" à 1670 m, assez loin encore de la tête de l'Aulp de Fier. Impossible
de poursuivre plus loin. Là haut, c'est la tempête de vent et de neige. Un
petit encas et une gorgée de thé au milieu des odeurs de bétails avant la
descente. Ceux qui ont pensé à prendre leurs masques de ski se réjouissent. Les
autres font de leur mieux pour suivre la troupe. La visibilité est très
réduite, mais la neige est agréable à skier. Le retour aux minibus se fait
beaucoup plus tôt que prévu après une course de 620 mètres de dénivelé, contre
840 espéré. « Vaincus par la tempête certes, mais pas
terrassés! », selon les dires de certains.
Trempés, nous rentrons au
gîte pour nous réchauffer avec un grand bol de thé. C'est déjà l'heure du
retour vers notre chère capitale. Chacun repart avec de beaux souvenirs de
cette expérience de ski de randonnée. A quand la prochaine?

Sulens

Tempête....

Hop hop... et la conversion ça rentre?

Bien méritées ces pauses au soleil!

L'important? Rester dans l'aspiration