Vertical 12

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 22 septembre 2011

Découverte de belles régions

Entre la Haute Ariège (France), le Haut Aragon et le Val d’Aran (Espagne) les grimpeurs et les randonneurs seront comblés. Pendant trois semaines nous avons découvert des sites remarquables:

les 400m de la Dent d’Orlu

 

le granit abrasif de Cerler - Ampriu

 

le pic Aneto

et les lacs du parc d’Aigüestortes et des Encantats.

Fin août, la fréquentation, en baisse dans ce parc, permet d’en découvrir paisiblement toute sa beauté.

Les nombreux sites d’escalade en Aragon, falaises ou montagnes, offrent des voies de tous niveaux. Cependant bon nombre d’entre elles ne sont pas équipées ou parfois seulement aux relais. Bonne occasion pour utiliser les coinceurs et les friends.

Fernand

Plus de photos sur

http://www.flickr.com/photos/piferna/

mardi 26 avril 2011

Une semaine dans le Queyras

Après un long périple (train, voiture) et une pause au col du Lautaret arrosée d'un brin de génépi nous arrivons au fond du Queyras (à prononcer Kéra sans l's final) près de la frontière italienne exactement au Roux d'Abriès. Comme toujours en de telles occasions nous croulons sous les bagages, nous revêtons nos chaussons (d'intérieur) et l'installation commence.

Nous commençons une semaine de formation d'initiateur au ski de randonnée et bien malgrè nous la compléterons par une semaine d'étude sur la propagation des virus au sein d'un petit groupe en milieu montagnard.

L'universalité de la beauté des montagnes avec les couleurs et les premières senteurs de printemps nous étreint comme à chaque fois. Le gîte domine la vallée d'Abriès, les cimes sont enneigées, le ciel d'un bleu opale, tout semble réuni pour une semaine de rêve.



Le groupe est composé en majorité de parisiens auxquels se sont joints deux Grenoblois. Il se divise en deux groupes, ceux qui sont en formation d'initiateurs (5) et les <<débutants>> au nombre de trois. Nous sommes encadrés par Romain, guide de haute montagne à Chamonix (et aussi un peu Parisien) et Fernando, président de V12.

Une vie très réglée s'établit. Petit déjeuné à 7h00, imposé par le gîte, départ entre 7h30-8h00 pour les courses à ski, fin des courses vers 14h00, installation au café d'Abriès pour le débriefing avec convergence vers la consommation suivante: un café et deux boules de glace à la vanille ! (Le dernier jour les consommations nous seront offertes) retour au gîte, douche, re-débriefing, exposés des initiateurs, apéro, dîner à 19h30 puis préparation des courses du lendemain avec récupération de la météo sur internet et visite de Skitour pour se donner des idées. On notera que les soirs de préparation, on pourrait se croire dans une start-up, ordinateurs portables en nombre, connexion Wi-fi, cartes étalées sur les tables. Les grenoblois sont manifestement plus aguerris que les parisiens, Skitour, sites météo, logiciels de tracé de courses n'ont pas de secrets pour eux. L'isotherme zéro va monter toute la semaine et les bulletins de neige identiques en risque 2-4 vont se succéder chaque jour. Le dernier jour nous entendrons et verrons les premières marmottes au soleil.

Pour dérégler cette belle mécanique, il suffit ensuite de laisser la montagne agir et s'amuser à vouloir ne pas ressembler à son image de papier fournie par l'IGN. Il faut dire que la perversion des montagnes du Queyras c'est la forêt de mélèze, un piège à la montée où il est facile de se perdre et un piège à la descente quand la neige est devenue lourde profonde et impossible à skier sauf pour le guide chamoniard et Bastien le grenoblois (qui skie cependant trop serré). Bref, un premier groupe ratera son chemin et finira sur une autre course que celle prévue initialement. Et l'incident dit de la clairière viendra perturber une autre course. Pour résumer, Les deux initiateurs partent chacun sur deux pistes sans se concerter, l'encadrant s'éloigne vers une position plus ouverte pour voir où il est. Restent au milieu de la clairière les trois débutants un peu abasourdis car eux savent où ils sont ! La course se termine cependant par une magnifique arête que nous suivons vers le sommet et par une descente dans une neige de qualité optimale (si, si, Romain, elle était trop bien notre neige). Pour être complet il faut rajouter que nous étions ce jour-là accompagné par Momo (guide) tout juste remis d'une opération du genou mais qui resta juste en observateur silencieux et manifestement amusé de la situation.



Cette succession de courses où les initiateurs passent par binôme avec les débutants est bien sûr riche d'enseignements. Romain n'est pas dans un rôle de guide mais dans un rôle d'enseignant. Il va sans dire qu'il maîtrise son domaine à la perfection mais qu'il est soucieux de la transmission de son savoir et sait alterner causticité, sérieux, ironie et pédagogie. Bref, si un chef de l'Ensa tombe sur ce blog, il saura où trouver un prof de talent.

De tout cela, j'aimerais pour ma part retenir principalement le point suivant : il faut être rigoureux, prévoyant, attentif à la sécurité, ponctuel mais ne pas laisser cela déborder vers le stress et toujours avoir présent à l'esprit qu'on est en montagne pour le plaisir d'y être et de savourer ces instants. Si on emmène des débutants en montagne pour du ski de randonnée notre objectif doit être qu'ils aient ensuite envie d'y revenir.

Le stage se termine par un dé-briefing final avec tour de table, le truc que je déteste le plus au monde (il y a deux sortes de matheux, les autistes et les autres). Tous les initiateurs sont validés, même si pour certains il leur est conseillé une saison en co-organisation. Les débutants se mettent à penser qu'à leur tour ils pourrons revenir pour devenir initiateurs. Nous repartons vers le monde bruyant et animé de la capitale. Dans leur housse mes Shaman Movement (skis) s'endorment, ils rêvent peut-être du jour où ils se transmuteront en Volkl. Je me mets à repenser au Japon et à Fukushima. Paris à un air de printemps et de fête. JPC

lundi 7 février 2011

Week-end au clefs, Pointe de la Mandallaz (2277m)

Après Manigod et La Charmette nous abandonnons le minibus et partons à la recherche de la Mandallaz. L'itinéraire ne semble pas bien compliqué et en plus nous avons avec nous Fernando et Laurence qui ont chacun carte, altimètre et
boussole et qui en plus on l'air de savoir s'en servir !

Après quelques centaines de mètres sur la route enneigée, nous croisons un habitant du cru déjà en train de redescendre (il doit être 9h00). C'est un peu une constante semble-t-il dans cette région, nous avions fait semblable rencontre l'année dernière. On se sent un peu amateur face à cela, mais on se rassure en se disant que si comme nous il avait mangé cinq fois des crozets bien gras la veille il ferait pas autant le malin, il serait au fond de son lit le ventre rebondi et inapte à tout mouvement.

Pendant ce temps la course continue, on fait une large boucle dans la forêt le long d'un chemin bien tracé, puis à la sortie de la forêt on aperçoit le sommet à gauche et bien en deçà le chalet de l'Aulp du Fier qui est une première étape.
Le groupe s'étire un peu chacun marchant à son allure. Nous avons avec nous un vdouzien des villes qui découvre plein de choses sur la vie dans les montagnes : la neige c'est froid, quand on marche, on a soif, le soleil sur la neige, ça brûle les yeux.


Une grande traversée après le chalet, une pente bien raide qui mène à un col et de là on aperçoit les grandes pentes qui mènent au sommet. Bref ça semble de la routine, mais il faut se méfier, la montagne aime à se jouer du randonneur.
Aafke casse son bâton et là nous découvrons que l'homme à la carte, altimètre et boussole a aussi du fil de fer, des tournevis, du chatterton, une pince multifonctions et sans doute aussi une cafetière électrique une machine à laver et un piano à queue, mais qu'il ne sort pas de son sac pour ne pas nous saper le moral. En un tour de main le bâton est réparé.


Nous repartons et arrivons sans encombres au sommet déjà occupé par un groupe d'une quinzaine de randonneurs. Le sommet de la Mandallaz ressemble à la ligne 1 à l'heure de pointe. On mange un peu car les crozets sont loin. On a une vue magnifique sur le Mont Blanc. On pense même voir au loin les Ecrins et le mont Fuji.

Là, ça se dégrade un peu, surtout pour moi. Dans la descente, dans un virage mon ski amont s'enfonce dans la neige et déchausse. J'essaye dans la glissade qui suit de garder sa trace, mais sans vraiment de succès. Une heure plus tard après avoir sondé, pelleté l'équivalent d'un terrain de badminton, nous abandonnons et redescendons.
Sur les conseils avisés de Claude, nous remontons à cinq le lendemain et la Franck découvre le ski bien planté verticalement dans la neige trente mètres en contrebas de la zone que nous avions retournée !
Le week-end se termine bien.

jeudi 6 mai 2010

Ski de rando : stage de formation aux initiateurs du 17 au 24 avril


Retour d'une semaine des plus enrichissantes! D'abord parce qu'elle m'a permis de comprendre pourquoi le ski de randonnée est aussi appelé ski de printemps. Premier ingrédient : une neige ultra-stable grâce au regel de la nuit, permettant de monter en sécurité un peu près n'importe où aux premières heures de la journée. Deuxième ingrédient: une neige décaillée, juste transformée, pour une descente toute en douceur aux dernières heures de la matinée. Ajoutez une bonne dose de soleil et un enneigement dès 1500 mètres, et vous obtenez la recette idéale pour une semaine de ski de randonnée. Pour la recette du civet de biche aux airelles, ou pour celle du moelleux aux marrons, n'hésitez pas à passer voir Hélène du gîte de l'Aiguillette du Lauzet dans la Massif de l'Oisans. Elle se fera un plaisir de vous transmettre son savoir-faire culinaire! Une adresse à conseiller!

http://gites05.free.fr/gites/aiguillette_du_lauzet/2aiguillettelauzet.htm

Bref, une neige exceptionnelle, un accueil de qualité, des bulletins météo parfait... des conditions idéales pour former une nouvelle génération d'encadrants de ski de randonnée au sein de la FSGT. Onze élèves initiateurs de Vertical 12, Grimpe 13, Roc 14, l'USI Ivry et quelques spécimens grenoblois ou dijonnais, ainsi qu'une poignée de débutants s'étaient ainsi retrouvés dans le Massif de l'Oisans du 17 au 24 avril. Objectif : former la relève d'initiateurs FSGT capables de faire découvrir le ski de randonnée aux débutants, de les aider à choisir et à préparer leur course, et de les amener vers l'autonomie. Notre objectif à nous, les débutants, les mettre à rude épreuve! Mais pas facile de les déstabiliser, ils sont très fort ;-)

Premier jour. Nous avons testé la pédagogie et la patience de nos deux premiers apprentis-guides sur la montée jusqu'au col du Laurichard (2654 mètres ; 650 mètres de dénivelé). Pour les vrais débutants, cette montée était la première : premières conversions, premières gamelles, premières sensations, tout était encore à apprendre!

Deuxième jour. Sur une course un peu plus longue (Pointe de la tête noire, 2842 m ; 920 m de dénivelé), nous avons cette fois-ci vérifié le contenu de la trousse de réparation de nos apprentis-guides. Une réparation de fortune sur ma fixation m'a permis de finir ma course sans souci... Merci Fernando!

Troisième jour. La montée à la Roche de Guerre (2338 m ; 840 mètres de dénivelé), nous a permis de tester les connaissances en faune locale de nos guides dijonnais. Marmotte, renards, chamois, biches... tous s'étaient donné rendez-vous. Superbe!

Quatrième jour : Nous avons cette fois-ci mis à rude épreuve le sens de l'orientation de nos guides grenoblois sur la montée au pic des Trois Évêchés (3092 m ; 1040 mètres de dénivelé)... à moins que ce ne soit le pic blanc du Galibier? Le sommet étant finalement atteint, quel que soit son nom, nous avons fini par tester le contenu de la petite fiole de nos guides ;-)

Pendant ce temps-là, les autres élèves-initiateurs évoluaient eux sur des terrains plus difficiles (forte pente, couloir, courses d'arrêtes, etc). Et tous les après-midi (après bières ou séances d'étirement selon les convictions de chacun), nous reprenions le chemin de l'école. Cette fois, ce sont Romain et Daniel Dupuis qui ont mis nos apprentis a rude épreuve! Tests des différents Arva ; choix d'une course en fonction des conditions, du niveau, des motivations ; choix du matériel en fonction de la course ; méthode de réduction ; cartographie ; évolution en terrain glaciaire ; entretien du matériel ; etc, autant de thèmes qui ont fait l'objet d'exposés et de moment d'échanges. Félicitations à nos jeunes diplômés et vivement l'année prochaine!

Juliette

PS: quelques photos prises par Fernando

Sur les arêtes de la cime de la Charvie avec au fond le massif des Écrins

Sur les arêtes de la cime de la Charvie avec au fond le massif des Écrins

A l'arrivée de la course, bain de pieds obligatoire pour passer le ruisseau



Une coupe du manteau neigeux pour bien comprendre les étapes de transformation de la neige



Un exercice indispensable pour retrouver un... ARVA non branché



Construction d'un traîneau avec les skis. Technique moins utilisée depuis l'apparition du téléphone portable pour prévenir l'hélico, mais utile à connaître



Descente du blessé sur le traineau. Pas confortable, je peux en témoigner



Les warriors au repos après la course. Juliette ne semble pas si épuisée

mercredi 7 avril 2010

Semaine V12 ski de rando à Cervières (Htes Alpes) du 14 au 19 mars (by Baptiste)

Je me dévoue pour présenter qqs photos de ce séjour à 14 dans le Briançonnais. Neige en abondance, temps fabuleux( pas un seul nuage pendant 7 jours), pas de soucis, bref du bonheur... Plein de petits groupes se sont constitués au cours de la semaine donc je ne suis pas exhaustif sur le programme qui a été très dense, adapté aux uns et aux autres et flexible.

en gros, le premier jour tout le monde est allé vers Saurel (800m de dénivelé) pour des recherches d'Arva très rigolotes (Arva éteint) qui se sont transformées en péletage de la montagne et ensuite en étude du manteau neigeux...

Ensuite, vers le col des Portes, qui est l'entrée sur le Queyras.

Très chouette (1170m de dénivelé)

Ensuite encore, une petite rando dans la Vallée de la Clarée pour quelques motivés, avec Crête de l'Echaillon et lac de Cristol (950m de dénivelé).... Névache, joli village:

Et beaucoup de vent en haut de la crête:

encore, nosu sommes allés vers le Lautaret. Quelques-uns ont fait le tour de l'Aiguillette (850m de dénivelé), très rigolo aussi... plein de bouquetins

encore, la Suffie (1120m de dénivelé), vraiment très impressionnant avec des passages sur crêtes

Là, pour ceux qui l'ont fait en dernier, on était un peu cuits je crois...

Alors pour ceux qui veulent plus de photos (ou les photos d'autres randos qui ont eu lieu pendant cette semaine):

D'autres photos mises en ligne par Nicolas
1 - Allez sur www.flickr.com

2 - Cliquez sur "Connexion" en haut à droite

3 - Rentrer le login : semaineterrerouge et le mot de passe : vertical

Une semaine à recommander, même pour les débutants, avec le soleil, le physique suit!!!

mercredi 31 mars 2010

WE ski de rando dans le Beaufortain : 27/28/29 mars by Juliette

Séduite par le WE fin janvier, l'équipe de ski de randonnée se lance dans l'aventure d'un WE « en autonomie »: six grimpeurs de V12, rejoint par un membre de Roc 14. Après quelques bons conseils, Fernando nous laisse partir, serein.

 

Quelques jours avant, le redoux s'annonce, les conditions de neige se détériorent... 7 heures de route pour arriver dans notre chalet d'Arêches (1050 mètres) dans le Beaufortain, sous la pluie! Le choix de la course du lendemain s'annonce difficile : nous hésitons entre la Roche Pourrie ou le Col de la Louze. Ces noms sont véridiques... vous y voyez un signe?!

 

Une petite nuit, et un réveil sous un temps couvert... avec une bonne surprise tout de même : une couche de 10 cm de neige fraîche, mais très humide. Nous choisissons finalement de rejoindre le joli village de Boudin (1300 m) en voiture pour entamer l'ascension du Mont Parstire (2108 m). Un nom de moins mauvaise augure que les précédents! Mais ce n’est que vers 1500 mètres que nous pouvons débuter l'ascension. Merci aux précipitations de la nuit qui nous permettent de chausser. L'herbe et les cailloux ne sont pas loin. Aucune sous-couche sous nos pieds. Premières conversions, premières sensations... nous prenons de l'altitude et le ciel se dégage. La neige se fait meilleure, nous découvrons le lac de Roselend au milieu de champs de neige encore vierges. 

Personne devant nous, personne derrière nous. Superbe. Les pentes sous le Mont Parstire sont avalancheuses... nous arrêtons notre ascension quelques dizaines de mètres avant d'atteindre le sommet. Bien contents tout de même d'avoir pu profiter de cette première journée. Retour précoce qui nous permet de nous imprégner de la chaleureuse décoration intérieure du chalet et de l'ambiance familiale du village d'Arêches.

 

Un passage à Beaufort nous permet d’acheter le fromage du même nom à la coopérative et de prendre le bulletin météo du lendemain: peu réjouissant. Nous étudions les cartes pour trouver une course adaptée. Le soleil de la journée a suffi à faire fondre ce qu'il était tombé la nuit précédente. Après plusieurs hypothèses, nous quittons le chalet le lendemain matin et partons demander conseil à Jacques Maurin, guide de Haute Montagne qui tient un magasin de sports à Arêches. Il nous conseille de partir de La Dray (1239 m) en direction de la Légette du Mirantin (2353 m), en montant jusqu'à la côte 2000.

Le restant de la course étant fortement déconseillé à cause de l'instabilité du manteau neigeux. C'est parti, …sur 15 cm de nouvelles précipitations de la nuit. Mais cette fois-ci, c'est l'autoroute... car une des seules courses praticables de la journée. Nous prenons les devants, et ouvrons la voie. Belle ascension, avec un passage en forêt pour finalement découvrir cette belle Légette que nous ne pourrons atteindre. Redescente dans une neige très lourde à skier et retour tôt dans l'après-midi à Arêches. En visitant le magasin de déco du village (qui nous a permis de connaître l'origine des rideaux, petits lutins, papa noël et autres objets de décoration du chalet), nous recroisons Jacques. Il est marié à une as du design intérieur! Nous en profitons pour prendre conseil pour notre course du lendemain. Réfugiés au chalet, notre plus sage décision fut de préparer une raclette pour le repas du soir. C'est là que sont nos plus grands exploits du WE! Gastronomiques!

 

Lever au petit matin, l'estomac encore lourd… prêts pour l'ascension de la pointe du Dard (2489 m) après une montée par le télésiège du Piapolay (1908 m).

Arrivée en bas de la station du Planay, nous sommes scotchés par une énorme coulée sur le Mirantin. « C’est la première fois que cette plaque part!!! », nous confient les locaux. Le redoux de la nuit a encore aggravé les conditions de neige. Hors de question de s'aventurer où que ce soit. Nous optons pour le ski de piste, sous un grand ciel bleu et avec vue sur le Mont-Blanc! Nous en profitons pour perfectionner notre style en descente. La bonne option apparemment puisque nous croisons Jacques sur les mêmes pistes! Décidément, il nous aura accompagné partout!

Bilan : un WE très formateur (lecture de cartes et de topos, initiatives, gestion des risques), une bonne ambiance, et des bons petits plats. Mais voilà, l'hiver se termine… Place aux activités d'été et aux sorties falaises!

lundi 2 février 2009

Premier WE V12 en ski de rando de l'année, by Juliette

Vendredi 16 janvier 2009. 17h00, départ du premier minibus d'Ivry. Une bonne heure plus tard, le deuxième minibus s'élance. Au total, 14 joyeux lurons se préparent à passer deux jours dans les montagnes environnantes de Thônes (Haute-Savoie). Objectif : découvrir le ski de randonnée. Parmi eux, 4 motivés de Vertical 12 : Aurélie, Juliette, Enrique et Fernando. Frédéric nous rejoindra également plus tard dans le WE.

Arrivée vers minuit sous un ciel étoilé de toute beauté. Découverte des lieux, attribution des chambres, préparation des sacs pour le lendemain matin, puis tout le monde se glisse dans les draps pour profiter de quelques heures de sommeil réparateur.

Samedi, 7h30, la maison s'éveille. La journée débute sous un ciel bleu et une température de -5C. L'étape de préparation du matériel est un peu laborieuse. Pose des peaux de phoques : l'animal est plus difficile à dompter que prévu! Finalement, nous arrivons sur le lieu de départ de notre première course, ou presque car les minibus ne sont pas équipés de pneus neige et  les routes sont un peu verglacées. Chausse des skis, vérification des ARVA, quelques essais de conversion... et c'est le grand départ. Le soleil chauffe déjà. Les vestes tombent les unes après les autres. La troupe trouve son rythme de croisière sur une neige un peu soufflée. Certains mettent à rude épreuve leurs essais de conversion et empruntent un petit couloir... les autres prennent une option plus facile. Les cœurs heureux, tout le monde arrive au sommet de la montagne de Sulens après deux bonnes heures et demi de randonnée. De là haut (1838 mètres), la vue est magnifique. On aperçoit même le Mont-Blanc au loin, coiffé de quelques nuages; lesquels viendront progressivement jusqu'à nous. Au total, nous avons avalé 620 mètres de dénivelé. C'est l'objectif que l'on s'était fixé pour cette première initiation au ski de rando.

C'est maintenant l'heure de savourer la descente... toujours trop courte! Les amateurs de sensations se lancent dans un mur « quelque peu impressionnant ». Les autres redescendent par les chemins. Après chutes, roulades, rires et glissades, tout le monde arrive en bas... plus au moins blanc de neige!

Pas de risque d'avalanches à cet endroit. Nous attendons donc notre retour au gîte pour faire des exercices de recherche d'ARVA. Quelques parties de cache-cache plus tard, chacun s'accorde à dire que la tâche est  plus difficile qu'elle n'y paraissait.

Corvée de courses et d'épluchage de patates, pendant que d'autres font la sieste. Au menu du soir : tartiflette, façon Nadia (grimpeuse d'Ivry). L'estomac bien rempli et les joues rosées par quelques verres de vins, chacun se dirige de bonne heure au lit.

Dimanche, levé à 7h00 avec quelques courbatures. C'est l'occasion de découvrir de nouveaux muscles. Après cette petite leçon d'anatomie, le départ se fait rapidement. Direction le lieux-dit de Sous-l'aiguille. Les conditions climatiques sont moins belles que la veille et les nuages s'emparent vite du ciel. Après une marche d'approche sur la route, chacun retrouve son rythme de croisière sur un chemin au travers d'une belle forêt. Ceux qui ont pris l'option de suivre Gilles (de Grimpe 13) ont ensuite l'occasion de tester leurs conversions dans une belle pente, de faire leur trace et de mettre les pieds sur une neige un peu instable. Le vent se lève. Nous poursuivons notre route jusqu'à la vacherie de "l'Aulp de Fier d'en bas" à 1670 m, assez loin encore de la tête de l'Aulp de Fier. Impossible de poursuivre plus loin. Là haut, c'est la tempête de vent et de neige. Un petit encas et une gorgée de thé au milieu des odeurs de bétails avant la descente. Ceux qui ont pensé à prendre leurs masques de ski se réjouissent. Les autres font de leur mieux pour suivre la troupe. La visibilité est très réduite, mais la neige est agréable à skier. Le retour aux minibus se fait beaucoup plus tôt que prévu après une course de 620 mètres de dénivelé, contre 840 espéré. « Vaincus par la tempête certes, mais pas terrassés! », selon les dires de certains.

Trempés, nous rentrons au gîte pour nous réchauffer avec un grand bol de thé. C'est déjà l'heure du retour vers notre chère capitale. Chacun repart avec de beaux souvenirs de cette expérience de ski de randonnée. A quand la prochaine?

Sulens

Tempête....

Hop hop... et la conversion ça rentre?

Bien méritées ces pauses au soleil!

L'important? Rester dans l'aspiration


dimanche 31 août 2008

Naranjo de Bulnes - dans la directe face Sud

Naranjo de Bulnes - face Ouest

mardi 19 février 2008

Week-end dans le Beaufortain (9, 10, 11 février 2008)

Vous avez manqué le w-e spécial Beaufort (cf. odeur du minibus au retour, entre Beaufort et chaussettes de ski) de Vertical 12? En voici les principaux faits marquants...
Ce w-e, c’est l’histoire de 10 verticaliens en « expédition » (dixit Renaud, motivateur en chef du groupe) dans le Beaufortain.
Ils arrivèrent à 5 en haut de la dernière ascension de leurs 3 « 1000 » mais qu’importe, le résultat est là et toute la communauté des randonneurs s’en réjouit. En chemin, ils perdirent des éléments de base sur des défaillances dues, entre autre à :
L’excès de tartiflette (« tarrrrrrtelette » en italien, oui, oui, le séjour a également été linguistique grâce à la présence, enfin au sourire, de Paolo) ;
L’excès de conversions avec mauvais plantés du bâton (technique de Jean-Philippe à qui on a désespérément cherché des noises quant à ses qualités de skieur) ;
L’excès de Daniel qui a désespéré les plus acharnés qui se sont vus qualifiés de vulgaires débutants alors qu’ils donnaient le maximum pour impressionner le maître, « the master », celui qui avance quand les autres « jactent »... Non, non, Daniel, on t’assure qu’on parlait pas, on essayait juste de respirer...
L’excès de soleil (c’est le sentiment que l’on a eu quand on a rejoint Aafke le dernier jour, on doute encore de l’excuse des ampoules en voyant sa mine reposée et bronzée) ;
L’excès d’Enrique qui a dissuadé Nicolas et Olivier de faire le voyage en minibus avec nous. Ils ont préféré le voyage en couchette avec filles et chiens plutôt que la première spéciale Enrique sur le trajet (les plaquettes du berlingot s’en souviennent encore, le seul moment où personne n’a mangé dans le bus, on s’est rattrapé les 5 heures suivantes avec buffet gourmand à volonté) ;
L’excès de sensibilité artistique (oui, oui, de l’art aussi, on a fait) qui a empêché Pierre de poursuivre l’aventure, ayant ressenti subitement une furieuse envie de sculpter la neige en pleine ascension (ce qu’on a tous considéré comme un bonhomme de neige, ne nous en veut pas Pierre) ;
L’excès de forme physique de Baptiste qui a poussé Renaud à la fois à déplorer son manque d’investissement dans la cohésion interne au groupe (merde alors! Il pense qu’à lui !! et la trace alors !! LA TRACE !!!) et à se dépasser pour finir la dernière ascension sur les chapeaux de roue et arriver en vainqueur en haut, plantant avec orgueil le drapeau de Vertical 12 sur ce sommet que l’on devrait désormais appeler le Mt Vertical-Renaud ;
Et pour finir et parce que nous souhaiterions tous que l’on remette ça le plus rapidement possible, je ne dirai rien sur M. le Président (i.e. Fernando) mais l’inciterai plutôt à organiser à nouveau un petit w-e « expé Vertical 12 ».
Je remercie tout le monde de sa bonne humeur et de son abnégation à ce qui restera un super w-e de cohésion Vertical 12. Je suis partant pour le prochain !!!

Baptiste