Après Manigod et La Charmette nous abandonnons le minibus et partons à la
recherche de la Mandallaz. L'itinéraire ne semble pas bien compliqué et en plus
nous avons avec nous Fernando et Laurence qui ont chacun carte, altimètre
et
boussole et qui en plus on l'air de savoir s'en servir !
Après quelques centaines de mètres sur la route enneigée, nous croisons un
habitant du cru déjà en train de redescendre (il doit être 9h00). C'est un peu
une constante semble-t-il dans cette région, nous avions fait semblable
rencontre l'année dernière. On se sent un peu amateur face à cela, mais on se
rassure en se disant que si comme nous il avait mangé cinq fois des crozets
bien gras la veille il ferait pas autant le malin, il serait au fond de son lit
le ventre rebondi et inapte à tout mouvement.
Pendant ce temps la course continue, on fait une large boucle dans la forêt le
long d'un chemin bien tracé, puis à la sortie de la forêt on aperçoit le sommet
à gauche et bien en deçà le chalet de l'Aulp du Fier qui est une première
étape.
Le groupe s'étire un peu chacun marchant à son allure. Nous avons avec nous un
vdouzien des villes qui découvre plein de choses sur la vie dans les montagnes
: la neige c'est froid, quand on marche, on a soif, le soleil sur la neige, ça
brûle les yeux.

Une grande traversée après le chalet, une pente bien raide qui mène à un col et
de là on aperçoit les grandes pentes qui mènent au sommet. Bref ça semble de la
routine, mais il faut se méfier, la montagne aime à se jouer du
randonneur.
Aafke casse son bâton et là nous découvrons que l'homme à la carte, altimètre
et boussole a aussi du fil de fer, des tournevis, du chatterton, une pince
multifonctions et sans doute aussi une cafetière électrique une machine à
laver et un piano à queue, mais qu'il ne sort pas de son sac pour ne pas nous
saper le moral. En un tour de main le bâton est réparé.

Nous repartons et arrivons sans encombres au sommet déjà occupé par un groupe
d'une quinzaine de randonneurs. Le sommet de la Mandallaz ressemble à la ligne
1 à l'heure de pointe. On mange un peu car les crozets sont loin. On a une vue
magnifique sur le Mont Blanc. On pense même voir au loin les Ecrins et le mont
Fuji.
Là, ça se dégrade un peu, surtout pour moi. Dans la descente, dans un virage
mon ski amont s'enfonce dans la neige et déchausse. J'essaye dans la glissade
qui suit de garder sa trace, mais sans vraiment de succès. Une heure plus tard
après avoir sondé, pelleté l'équivalent d'un terrain de badminton, nous
abandonnons et redescendons.
Sur les conseils avisés de Claude, nous remontons à cinq le lendemain et la
Franck découvre le ski bien planté verticalement dans la neige trente mètres en
contrebas de la zone que nous avions retournée !
Le week-end se termine bien.