Retour d'une semaine des plus enrichissantes! D'abord parce qu'elle m'a permis de comprendre pourquoi le ski de randonnée est aussi appelé ski de printemps. Premier ingrédient : une neige ultra-stable grâce au regel de la nuit, permettant de monter en sécurité un peu près n'importe où aux premières heures de la journée. Deuxième ingrédient: une neige décaillée, juste transformée, pour une descente toute en douceur aux dernières heures de la matinée. Ajoutez une bonne dose de soleil et un enneigement dès 1500 mètres, et vous obtenez la recette idéale pour une semaine de ski de randonnée. Pour la recette du civet de biche aux airelles, ou pour celle du moelleux aux marrons, n'hésitez pas à passer voir Hélène du gîte de l'Aiguillette du Lauzet dans la Massif de l'Oisans. Elle se fera un plaisir de vous transmettre son savoir-faire culinaire! Une adresse à conseiller!

http://gites05.free.fr/gites/aiguillette_du_lauzet/2aiguillettelauzet.htm

Bref, une neige exceptionnelle, un accueil de qualité, des bulletins météo parfait... des conditions idéales pour former une nouvelle génération d'encadrants de ski de randonnée au sein de la FSGT. Onze élèves initiateurs de Vertical 12, Grimpe 13, Roc 14, l'USI Ivry et quelques spécimens grenoblois ou dijonnais, ainsi qu'une poignée de débutants s'étaient ainsi retrouvés dans le Massif de l'Oisans du 17 au 24 avril. Objectif : former la relève d'initiateurs FSGT capables de faire découvrir le ski de randonnée aux débutants, de les aider à choisir et à préparer leur course, et de les amener vers l'autonomie. Notre objectif à nous, les débutants, les mettre à rude épreuve! Mais pas facile de les déstabiliser, ils sont très fort ;-)

Premier jour. Nous avons testé la pédagogie et la patience de nos deux premiers apprentis-guides sur la montée jusqu'au col du Laurichard (2654 mètres ; 650 mètres de dénivelé). Pour les vrais débutants, cette montée était la première : premières conversions, premières gamelles, premières sensations, tout était encore à apprendre!

Deuxième jour. Sur une course un peu plus longue (Pointe de la tête noire, 2842 m ; 920 m de dénivelé), nous avons cette fois-ci vérifié le contenu de la trousse de réparation de nos apprentis-guides. Une réparation de fortune sur ma fixation m'a permis de finir ma course sans souci... Merci Fernando!

Troisième jour. La montée à la Roche de Guerre (2338 m ; 840 mètres de dénivelé), nous a permis de tester les connaissances en faune locale de nos guides dijonnais. Marmotte, renards, chamois, biches... tous s'étaient donné rendez-vous. Superbe!

Quatrième jour : Nous avons cette fois-ci mis à rude épreuve le sens de l'orientation de nos guides grenoblois sur la montée au pic des Trois Évêchés (3092 m ; 1040 mètres de dénivelé)... à moins que ce ne soit le pic blanc du Galibier? Le sommet étant finalement atteint, quel que soit son nom, nous avons fini par tester le contenu de la petite fiole de nos guides ;-)

Pendant ce temps-là, les autres élèves-initiateurs évoluaient eux sur des terrains plus difficiles (forte pente, couloir, courses d'arrêtes, etc). Et tous les après-midi (après bières ou séances d'étirement selon les convictions de chacun), nous reprenions le chemin de l'école. Cette fois, ce sont Romain et Daniel Dupuis qui ont mis nos apprentis a rude épreuve! Tests des différents Arva ; choix d'une course en fonction des conditions, du niveau, des motivations ; choix du matériel en fonction de la course ; méthode de réduction ; cartographie ; évolution en terrain glaciaire ; entretien du matériel ; etc, autant de thèmes qui ont fait l'objet d'exposés et de moment d'échanges. Félicitations à nos jeunes diplômés et vivement l'année prochaine!

Juliette

PS: quelques photos prises par Fernando

Sur les arêtes de la cime de la Charvie avec au fond le massif des Écrins

Sur les arêtes de la cime de la Charvie avec au fond le massif des Écrins

A l'arrivée de la course, bain de pieds obligatoire pour passer le ruisseau



Une coupe du manteau neigeux pour bien comprendre les étapes de transformation de la neige



Un exercice indispensable pour retrouver un... ARVA non branché



Construction d'un traîneau avec les skis. Technique moins utilisée depuis l'apparition du téléphone portable pour prévenir l'hélico, mais utile à connaître



Descente du blessé sur le traineau. Pas confortable, je peux en témoigner



Les warriors au repos après la course. Juliette ne semble pas si épuisée