Orpierre   

Nous avons passé la fin de semaine du 1er Novembre à Orpierre dans les Hautes Alpes. Orpierre, ses 500 voies, dont de nombreuses grandes voies, ses différents secteurs accessibles à pied, son équipement irréprochable, ses expositions variées nous tendaient les bras.
 
Notre départ fut un peu mouvementé, vendredi à 18.45 le constat s'impose, le loueur nous a fait défaut sur les deux voitures. Réunion de crise à gare de Lyon, il reste quelques véhicules, nous hésitions entre la Fiat 500 et le dernier modèle d'Audi à des tarifs exorbitants.

Notre groupe pris des accents hugoliens :
<< demain, dès l'aube,
à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai,
Orpierre, vois-tu je sais que tu m'attends
J'irai par la forêt, J'irai par la montagne
je ne puis demeurer loin de toi. >>

Le V-douzien a de la ressource et de l'entregent, à 19.30 nous avions trouvé deux voitures. Grâce soit rendue à nos deux sauveurs.
Nos Kangoo-carosses s'étaient transformés en 306 et en route sur le chemin du soleil. En arrivant dans les Alpes, les arbres se sont embrasés et le soleil était là. Petite nuit mais première prise de contact avec le rocher.
La suite du séjour connut son lot d'anecdotes. Quelques rappels un peu laborieux avec des cordes qui s'emmêlent quand elles ne se prennent pas pour des lassos et un descendeur qui reprend sa liberté.


Une cordée entêtée sortit de nuit de sa deuxième grande voie et découvrit les sentes de l'Adrech à la frontale. Grâce à un radio-guidage efficace de puis le gîte, nos deux explorateurs réussirent à rejoindre le groupe à temps pour l'apéro.
A l'Adrech tout le monde s'essaya à Massacre à la débroussailleuse, en passant par le 5a ou par le 6a pour les plus aguerris. Descente dans le rappel en araignée. Là encore, une corde facétieuse s'est nouée autour d'un tronc. La cordée suivante nous libéra.
Comme nous étions un nombre impair - sans compter ceux que nous avons commis -, ce fut l'occasion de grimper en flèche. Un peu contraignant, mais l'occasion de tester cette configuration qui présente l'avantage pour les seconds de ne pas ravaler des mètres et des mètres de corde.

Ce séjour automnal et moins fréquenté fut aussi l'occasion de faire connaissance avec d'autres grimpeurs.
Du côté des réalisations surtout des grandes voies entre le Quiquillon, l'Ascle et l'Adrech, et quelques couennes à la Cascade ou à Quatre heures pour laisser venir la nuit. Pour certains, une fin de séjour en beauté dans Les 7 pêchers capitaux, euh, pardon 6, la Gourmandise ayant été appréciée au café de la place.


Au repas Bertrand nous régala de ses anecdotes drôles et didactiques en même temps. Grâce à Jean-Philippe, nous apprîmes à faire le nœud de chaise avec une main, manœuvre salvatrice en cas de coup dur.
Fatigués, repus de soleil et l’œil brillant, nous sommes remontés dans nos autos blanches et vertes, dans la pluie et le brouillard jusqu'au pays de V12.

Un beau séjour qui nous ravi le cœur avant d'attaquer l'hiver et de nouvelles aventures.