Initiation ski de rando / raquettes dans le Vercors
Par Vertical12 le jeudi 19 janvier 2012, 22:32 - Lien permanent
Comme d’habitude, c’est devant le 36 rue Montgallet, à l’heure où les fêtards se couchent, que l’aventure a commencé. Aucun retard n’étant à déplorer (c’est le métier qui rentre), les deux minibus prirent la route à 4h30 pétantes, direction Grenoble et le plateau du Vercors. La route se passa sans encombre, autant qu’on s’en souvienne, tout le monde somnolant plus ou moins, y compris les conducteurs. En fin de matinée, nous étions skis aux pieds en bas des pistes de Lans-en-Vercors, sous un soleil éclatant, direction la crête 500 m plus haut, sur la route du sommet du Moucherotte.

La pente finale fut l’occasion pour les rares débutants du groupe de s’initier à l’art subtil de la conversion, avant l’indispensable séance de recherche d’Arvas sur le plateau des Ramées (aucun Arva ne fut sacrifié au cours de l’exercice). Une descente paisible nous ramena aux pistes de Lans, où les perchistes nous offrirent gentiment quelques tours de tire-fesses, histoire de nous faire découvrir leur domaine. S’extirper du parking ne fut pas chose aisée : la station accueillait le soir même le trophée Andros de conduite sur glace, et l’événement attire les foules (dont PPDA et Foucault, aperçus au volant de leur voiture). Après avoir hésité à nous inscrire en catégorie « Renault Trafic », nous prîmes finalement la route pour Villard-de-Lans et la douillette auberge des 4 Montagnes*. Pendant que la patronne, Catherine, nous préparait ses succulentes caillettes aux ravioles de Royans, le patron, François, nous dressait au coin du feu un petit portrait du Vercors et de ses habitants, les Vercorico… les Vercruricuri… les Vercani… enfin, des gens très sympathiques.

Réveil matinal : petit déjeuner à 7h30. Départ 8h30 comme prévu pour le parking de La Conversaria que nous n’avons jamais atteint. Après un faux départ au parking des Cochettes, nous avons démocratiquement préféré nous garer plus près du départ initial.
Trois groupes autonomes s’élancent. Une fois sortis de la forêt, en remontant une combe menant au plateau du Cornafion, nous avons eu la chance d’observer des bouquetins (ou peut-être des chamois) bien plus agiles que nous. En arrivant sur le plateau, nous avons trouvé le soleil, il ne nous restait plus que 200m avant le sommet.

La vue panoramique sur le Vercors nous a donné envie de rester là, nous n’en sommes repartis qu’une bonne heure après.
La descente a commencé par une super combe et chaque groupe de skieurs a choisi un itinéraire propre pour rejoindre la vallée. Les premiers préférèrent slalomer entre les sapins, les seconds suivre un GR sur une courbe de niveau pour rejoindre une épaule déboisée pour essayer de skier dans la poudreuse.
Le troisième groupe composé des raquetteurs mit un peu plus de temps à la descente. Ce fut l’occasion pour les autres déjà arrivés aux camions de tenter une mission sauvetage suite à des appels désespérés dans la montagne… une fausse alerte semble-t’il.
Le retour à Villard-de-Lans en milieu d’après-midi fut l’occasion de faire le tour des bars. Nous avons eu droit avant le dîner à un cours sur l’architecture de la région. Quelqu’un se souvient-il du nom du toit verticomicorien ? Bilan de la journée : d’après Juliette, la course paraissait beaucoup plus courte que la veille (800m pourtant…).

Après le Moucherotte et le Cornafion, nous avons visé entre les deux pour la troisième et dernière course : le Pic Saint Michel, à 1966 m. Le groupe arriva au parking au dessus de Lans comme prévu vers 8h45, vite rejoint par Christophe, d'Amitié Nature Voiron. Mais deux des participants décidèrent de s’offrir encore un rapide aller-retour en minibus vers Villard-de-Lans : disposant d’une condition physique au dessus de la moyenne, ces randonneurs au grand cœur préféraient en effet prendre le départ de la course un peu plus tard que leurs camarades plutôt que d’humilier ces derniers à la montée (les mauvaises langues diront que c’est parce qu’ils avaient oublié leurs chaussures au gîte, mais ce ne sont que des balivernes).

L’ascension à travers bois, puis sur une pente courte mais un peu raide, nous amena assez rapidement au col de l’Arc, d’où le panorama commençait à se dégager sur la Belledonne, le Taillefer, les Ecrins, le Devoluy, etc… et le Mont Blanc tout au fond à gauche. Au sud du Vercors, le Mont Aiguille faisait enfin son apparition. Les longs débats sur « quel est le nom de tel pic ? » nous firent conclure qu’il faudrait installer plus de tables d’orientation en montagne. Deux cents mètres de montée le long des crêtes nous amenèrent au sommet du Pic Saint Michel, heureusement assez peu fréquenté en ce lundi, contrairement à la veille. Le pique-nique avalé, il était temps de se lancer dans une belle descente jusqu’au parking, puis de reprendre la route pour Paris (non sans un dernier petit détour par Villard-de-Lans, l’un des participants ne pouvant se résoudre à quitter le Vercors sans avoir recueilli la recette des caillettes aux ravioles de Royans ; les esprits chagrins diront qu’il avait oublié sa housse de chaussures au gîte, mais ce ne sont que pures affabulations).

PS : une nouvelle fois, le ciel était d’un bleu immaculé, mais est-il encore nécessaire de le préciser ?
* Auberge "Les 4Montagnes" 38250 Villard-de-Lans Tél. : 04 76 95 91 02 (Top)
Commentaires
Les Vertaco sont des Vertacomicoriens
Les pignons sont en "sauts de moineaux"
et pour ceux qui n'ont pas de tête, au moins ils ont des jambes.
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