Vertical 12

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lundi 7 février 2011

Week-end au clefs, Pointe de la Mandallaz (2277m)

Après Manigod et La Charmette nous abandonnons le minibus et partons à la recherche de la Mandallaz. L'itinéraire ne semble pas bien compliqué et en plus nous avons avec nous Fernando et Laurence qui ont chacun carte, altimètre et
boussole et qui en plus on l'air de savoir s'en servir !

Après quelques centaines de mètres sur la route enneigée, nous croisons un habitant du cru déjà en train de redescendre (il doit être 9h00). C'est un peu une constante semble-t-il dans cette région, nous avions fait semblable rencontre l'année dernière. On se sent un peu amateur face à cela, mais on se rassure en se disant que si comme nous il avait mangé cinq fois des crozets bien gras la veille il ferait pas autant le malin, il serait au fond de son lit le ventre rebondi et inapte à tout mouvement.

Pendant ce temps la course continue, on fait une large boucle dans la forêt le long d'un chemin bien tracé, puis à la sortie de la forêt on aperçoit le sommet à gauche et bien en deçà le chalet de l'Aulp du Fier qui est une première étape.
Le groupe s'étire un peu chacun marchant à son allure. Nous avons avec nous un vdouzien des villes qui découvre plein de choses sur la vie dans les montagnes : la neige c'est froid, quand on marche, on a soif, le soleil sur la neige, ça brûle les yeux.


Une grande traversée après le chalet, une pente bien raide qui mène à un col et de là on aperçoit les grandes pentes qui mènent au sommet. Bref ça semble de la routine, mais il faut se méfier, la montagne aime à se jouer du randonneur.
Aafke casse son bâton et là nous découvrons que l'homme à la carte, altimètre et boussole a aussi du fil de fer, des tournevis, du chatterton, une pince multifonctions et sans doute aussi une cafetière électrique une machine à laver et un piano à queue, mais qu'il ne sort pas de son sac pour ne pas nous saper le moral. En un tour de main le bâton est réparé.


Nous repartons et arrivons sans encombres au sommet déjà occupé par un groupe d'une quinzaine de randonneurs. Le sommet de la Mandallaz ressemble à la ligne 1 à l'heure de pointe. On mange un peu car les crozets sont loin. On a une vue magnifique sur le Mont Blanc. On pense même voir au loin les Ecrins et le mont Fuji.

Là, ça se dégrade un peu, surtout pour moi. Dans la descente, dans un virage mon ski amont s'enfonce dans la neige et déchausse. J'essaye dans la glissade qui suit de garder sa trace, mais sans vraiment de succès. Une heure plus tard après avoir sondé, pelleté l'équivalent d'un terrain de badminton, nous abandonnons et redescendons.
Sur les conseils avisés de Claude, nous remontons à cinq le lendemain et la Franck découvre le ski bien planté verticalement dans la neige trente mètres en contrebas de la zone que nous avions retournée !
Le week-end se termine bien.

mardi 19 février 2008

Week-end dans le Beaufortain (9, 10, 11 février 2008)

Vous avez manqué le w-e spécial Beaufort (cf. odeur du minibus au retour, entre Beaufort et chaussettes de ski) de Vertical 12? En voici les principaux faits marquants...
Ce w-e, c’est l’histoire de 10 verticaliens en « expédition » (dixit Renaud, motivateur en chef du groupe) dans le Beaufortain.
Ils arrivèrent à 5 en haut de la dernière ascension de leurs 3 « 1000 » mais qu’importe, le résultat est là et toute la communauté des randonneurs s’en réjouit. En chemin, ils perdirent des éléments de base sur des défaillances dues, entre autre à :
L’excès de tartiflette (« tarrrrrrtelette » en italien, oui, oui, le séjour a également été linguistique grâce à la présence, enfin au sourire, de Paolo) ;
L’excès de conversions avec mauvais plantés du bâton (technique de Jean-Philippe à qui on a désespérément cherché des noises quant à ses qualités de skieur) ;
L’excès de Daniel qui a désespéré les plus acharnés qui se sont vus qualifiés de vulgaires débutants alors qu’ils donnaient le maximum pour impressionner le maître, « the master », celui qui avance quand les autres « jactent »... Non, non, Daniel, on t’assure qu’on parlait pas, on essayait juste de respirer...
L’excès de soleil (c’est le sentiment que l’on a eu quand on a rejoint Aafke le dernier jour, on doute encore de l’excuse des ampoules en voyant sa mine reposée et bronzée) ;
L’excès d’Enrique qui a dissuadé Nicolas et Olivier de faire le voyage en minibus avec nous. Ils ont préféré le voyage en couchette avec filles et chiens plutôt que la première spéciale Enrique sur le trajet (les plaquettes du berlingot s’en souviennent encore, le seul moment où personne n’a mangé dans le bus, on s’est rattrapé les 5 heures suivantes avec buffet gourmand à volonté) ;
L’excès de sensibilité artistique (oui, oui, de l’art aussi, on a fait) qui a empêché Pierre de poursuivre l’aventure, ayant ressenti subitement une furieuse envie de sculpter la neige en pleine ascension (ce qu’on a tous considéré comme un bonhomme de neige, ne nous en veut pas Pierre) ;
L’excès de forme physique de Baptiste qui a poussé Renaud à la fois à déplorer son manque d’investissement dans la cohésion interne au groupe (merde alors! Il pense qu’à lui !! et la trace alors !! LA TRACE !!!) et à se dépasser pour finir la dernière ascension sur les chapeaux de roue et arriver en vainqueur en haut, plantant avec orgueil le drapeau de Vertical 12 sur ce sommet que l’on devrait désormais appeler le Mt Vertical-Renaud ;
Et pour finir et parce que nous souhaiterions tous que l’on remette ça le plus rapidement possible, je ne dirai rien sur M. le Président (i.e. Fernando) mais l’inciterai plutôt à organiser à nouveau un petit w-e « expé Vertical 12 ».
Je remercie tout le monde de sa bonne humeur et de son abnégation à ce qui restera un super w-e de cohésion Vertical 12. Je suis partant pour le prochain !!!

Baptiste